Sexomnie : détails sur le somnambulisme sexuel

Sommaire

La sexomnie est une forme très particulière de somnambulisme et est beaucoup plus courante qu’on ne le pense. Elle est également un peu plus embarrassante que le somnambulisme.

Les personnes atteintes de sexomnie (les sexomniaques) souffrent d’une activité sexuelle, parfois frénétique, pendant leur sommeil, mais n’en conservent aucun souvenir au réveil. Vous pensez être atteint de sexomnie ? Notre astuce vous explique quoi faire.

Symptômes de la sexomnie

Ces actes sexuels inconscients représentent une variante du somnambulisme et n’ont aucun lien avec les rêves érotiques :

  • les sexomniaques sont moins profondément endormis qu’en cas de somnambulisme ;
  • ils ne sortent que très rarement de leur lit.

Selon certaines études, un comportement sexomniaque pourrait être lié à :

  • l’apnée du sommeil qui engendre de fréquents réveils, parfois inconscients ;
  • un manque de sommeil ;
  • une trop forte consommation d’alcool et/ou de drogues ;
  • un état de stress important ;
  • un récent traumatisme émotionnel.

Enfin, les sexomniaques ignorent tout de leurs agissements jusqu’à ce qu’un tiers ou leur partenaire ne les alerte.

Risques et dangers de la sexomnie

Conséquences juridiques

La sexomnie est parfois lourde de conséquences et peut survenir à tout moment. Ainsi, une victime d’un ou une sexomniaque peut porter plainte. Le sexomniaque peut alors avoir affaire à la justice et être jugé,et représente alors un cas délicat des points de vue :

  • juridique,
  • humain,
  • médical.

Afin de déterminer si une personne est un sexomniaque, des expertises médicales doivent être effectuées afin de montrer :

  • qu’une partie du cerveau des sexomniaques est effectivement endormie ;
  • qu’une autre partie, elle, est éveillée et conduit à ce genre de comportements.

Dans ce cas, le sexomniaque peut être reconnu comme non-responsable de ces actes et être relaxé.

Comment détecter un comportement de sexomnie ?

Certains signes permettent de détecter la sexomnie en tant que comportement sexuel inhabituel :

  • Le conjoint ou partenaire use de sa force pour pratiquer une position jamais usitée jusqu’alors. Cette position inhabituelle est dangereuse car elle peut engendrer des blessures ou des étranglements involontaires.
  • Un sexomniaque ne prononce aucun mot pendant sa courte période de somnambulisme.
  • Le conjoint ou partenaire se masturbe sans se cacher mais n’en parle pas et ne s’en souvient pas.
  • Le sexomniaque ne montre aucun signe d’affection pendant l’acte : baisers, caresses, etc.

Que faire en cas de sexomnie ?

Soigner les victimes atteintes de sexomnie

Peu de personnes atteintes de sexomnie consultent d’elles-même un spécialiste car :

  • elles ne savent pas qu’il s’agit d’un véritable trouble du sommeil ;
  • elles redoutent de se voir jugées ou ridiculisées.

Les découvertes concernant ce phénomène restent cependant récentes mais des traitements sont déjà possibles tels que :

  • la psychothérapie ;
  • la consultation avec un psychiatre ;
  • la suppression des éventuels facteurs favorisants un comportement de sexomniaque ;
  • la prise d’anti-dépresseurs.

Comment éviter les crises de sexomnie ?

Adopter quelques réflexes peut permettre la disparition ou la diminution des épisodes de sexomnies :

  • Repérer, analyser et, si possible, éradiquer les situations de stress ou tout autre facteurs favorisant les crises.
  • Pratiquer des exercices de relaxation et/ou méditation pour détendre le cerveau et le corps, boire des tisanes avant le coucher (à base de verveine, tilleul, fleur d’oranger ou camomille).
  • Éviter les dîners lourds et accompagnés d’un excitant comme l’alcool.
  • Éviter la pratique d’exercices violents en soirée, ils excitent l’organisme et augmentent la température corporelle.

Pour aller plus loin et éviter les troubles du sommeil :