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Les troubles du sommeil bien que mutli-factoriels sont aussi fortement reliés à la concentration d'une voire de plusieurs hormones dans notre organisme.

Mélatonine, œstrogènes, insuline : quel est le rôle de ces substances sur notre sommeil ? Toutes les réponses dans notre astuce.

Hormone du sommeil : qu'est-ce que c'est ?

Si la majorité des personnes a tendance à être éveillée le jour et à s'endormir à la nuit tombée, ce n'est pas par hasard ; en effet, une hormone produite par notre corps, la mélatonine, est responsable de notre endormissement.

La mélatonine fonctionne ainsi :

  • elle est produite par la glande pinéale (ou épiphyse au centre du cerveau) ;
  • elle est libérée en l'absence de lumière dès la tombée de la nuit pour faciliter l'endormissement ;
  • sa sécrétion atteint un pic entre 2 et 4h du matin puis commence à baisser dans la deuxième partie de la nuit pour préparer le réveil.

Sommeil : les autres hormones en jeu

Outre la mélatonine, d'autres hormones peuvent être en cause dans l'identification des troubles du sommeil :

  • L'insuline : en mangeant trop sucré notamment le soir, notre niveau d'insuline augmente afin de faire baisser notre glycémie. Ceci peut entraîner un « stress glycémique » au niveau des vaisseaux sanguins et en réponse le corps produit davantage de cortisol et d’adrénaline (les hormones du stress), faisant ainsi augmenter l’inflammation cellulaire, notamment dans le cerveau et causant ainsi une insomnie.
  • Les œstrogènes : un taux réduit d’œstrogènes, notamment au cours de la ménopause est responsables des bouffées de chaleur et des suées nocturnes qui interrompent le cycle normal du sommeil et entraîne des troubles du sommeil chez les femmes (spécialement après la cinquantaine).
  • La progestérone : connue comme une hormone qui induit la détente et le sommeil, si son taux diminue dans l’organisme, cela peut affecter sensiblement le sommeil et la femme commence à ressentir des difficultés à s’endormir. On notera que pendant la grossesse, le corps produit davantage de progestérone pour favoriser le sommeil de la mère.

Quelques conseils pour un sommeil paisible

Afin de minimiser l'impact des hormones responsables des troubles du sommeil, il est conseillé de suivre quelques règles :

  • Respecter le plus possible un horaire de sommeil régulier en essayant de vous coucher et de vous lever tous les jours à la même heure. En effet des niveaux de mélatonine commencent à augmenter environ deux heures avant le coucher. Ainsi en respectant des horaires de sommeil stricts, votre corps pourra mieux réguler la sécrétion de la mélatonine
  • Il existe des suppléments en mélatonine prescriptibles pour les plus de 55 ans (car les personnes âgées sont souvent déficientes en production de mélatonine) ainsi qu'en cas de rythmes de travail décalés, jet-lag ou bien déficience de la vision. Parlez-en à votre médecin.
  • Cependant, bien que les suppléments de mélanine aident à l’endormissement, ils ne favorisent pas le sommeil profond et ne régulent pas le sommeil durant la nuit.

Recommandations de l'ANSES concernant la mélatonine

L'ANSES déconseille la consommation de compléments alimentaires à base de mélatonine aux femmes enceintes ou allaitantes, aux enfants et adolescents et aux personnes souffrant de maladies inflammatoires ou auto-immunes. Les personnes épileptiques, asthmatiques ou souffrant de troubles de l'humeur, du comportement ou de la personnalité devraient demander un avis médical avant d'en consommer.

Par ailleurs, l'agence indique qu'il existe des interactions entre la mélatonine et certains médicaments. C'est pourquoi il est préférable de « privilégier les formulations simples n’associant pas la mélatonine à d’autres ingrédients, et d’éviter la prise concomitante de plusieurs compléments alimentaires, afin de limiter les risques d’interactions ».

De son côté, l’Agence de santé européenne (EFSA) reconnaît les effets de la mélatonine pour accélérer l’endormissement depuis le 16 mai 2012. Vous pouvez en bénéficier en prenant une dose d’environ 1 mg une demi-heure avant de vous coucher.

Quoi qu'il en soit et en cas de troubles du sommeil persistants sans cause psychologique retrouvée, n'hésitez pas à consulter votre médecin ou spécialiste.

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