Sommaire

 

L'alcool et surtout l'abus d'alcool provoque divers troubles de l'organisme parfois invalidants comme des maux de tête ou des douleurs d'estomac pour les moins graves.

Si les anciens utilisaient parfois une goutte de Calvados dans le biberon des bébés pour les endormir, quel est réellement l'effet de l'alcool sur notre sommeil ? Le point maintenant !

L'alcool aide-t-il à s'endormir ?

À faible dose, l'alcool favorise sommeil et endormissement :

  • La consommation d'alcool entraîne un état de somnolence qui peut sembler être le début d'une nuit de sommeil et n'a rien d'un somnifère.
  • L’alcool avant la nuit joue sur la durée et la qualité du sommeil : en effet, une étude récente confirme que l'alcool permet de s'endormir plus rapidement et de dormir plus profondément dans la première moitié de la nuit mais qu'il réduit la durée du sommeil paradoxal qui est particulièrement important dans la deuxième moitié de la nuit.
  • Cela est aussi vrai pour les gens ayant consommé une dose légère (1 à 2 consommations) que pour les gens ayant consommé une dose élevée (plus de 4 consommations).

Action de l'alcool sur le sommeil

L'alcool va donc avoir un impact sur deux phases importantes du sommeil qui sont :

  • L’endormissement Phase I : le cerveau ralentit, le calme s’installe, la respiration devient régulière. C'est cette phase qui sera plus facilement atteinte lors d'absorption d'alcool.
  • Le sommeil paradoxal : dernier stade d'une nuit de sommeil, le sommeil paradoxal est connu scientifiquement pour avoir un rôle essentiel dans la mémorisation ou encore la créativité de l'homme. C'est la partie du sommeil où se produisent les rêves. C'est cette phase de sommeil qui est considérablement réduite lors d'absorption d'alcool.

Lorsque la nuit au complet est analysée (pas seulement les premières heures de sommeil), il ressort :

  • qu'une dose modérée et une dose élevée d’alcool réduisent la proportion totale de sommeil paradoxal ;
  • que cet effet n’est pas observé chez les buveurs qui ont pris une petite dose d’alcool, c'est-à-dire moins de 2 verres.

Ainsi, la réduction de la quantité de sommeil paradoxal ne serait pas liée à la prise d’alcool en soi, mais bien à la quantité d’alcool consommée.

Il faut retenir que la consommation d’alcool favorise l’endormissement mais modifie le cycle naturel du sommeil :

  • le sommeil paradoxal n’alterne pas correctement avec le sommeil lent ;
  • les nuits sont fragmentées avec des réveils itératifs ;
  • la récupération ne se fait pas correctement ;
  • un réveil matinal précoce avec incapacité de se rendormir.

Autres troubles du sommeil liés à l'alcool

Outre un sommeil agité et de moins bonne qualité, la consommation d'alcool de façon abusive peut avoir d'autres conséquences sur le sommeil comme :

  • l'augmentation des insomnies ;
  • l'apparition de céphalées de réveil ;
  • l'augmentation des ronflements ;
  • l'augmentation des syndromes d'apnée du sommeil.

On conseillera donc aux personnes qui sont vulnérables à divers troubles du sommeil :

  • de consommer de l'alcool avec modération, ou de s’abstenir de consommer de l’alcool avant de se coucher ;
  • en cas d’absorption d'alcool, de préférer attendre une heure ou deux avant d'aller se coucher, afin de minimiser les effets néfastes de l'alcool sur le sommeil.

Pour approfondir le sujet :

  • Besoin d'un coup de pouce pour boire moins ? Pourquoi ne pas tenter l'acupuncture ?
  • Tous nos conseils pour bien dormir dans notre fiche pratique, qui vous guidera étape par étape.
  • Pour comprendre le fonctionnement du sommeil, rendez-vous sur notre page dédiée au cycle du sommeil.