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Les réveils nocturnes se caractérisent par un réveil en pleine nuit sans pouvoir se rendormir, tant les pensées tourbillonnent. Dormir est une fonction toute aussi naturelle que se nourrir, respirer, marcher… L’approche du problème du réveil nocturne est une approche de tout l’ensemble des causes qui perturbent le terrain d’une personne, tant physique que psychique. Ici, les remèdes naturels ont une place d’exception. Découvrons-les maintenant.

Réveils nocturnes : caractéristiques

Le sommeil se déroule habituellement selon des cycles de 90 minutes. Pour s’endormir, on prend le début d’un cycle qui s’annonce par des bâillements, et les paupières qui s’alourdissent.

Des cycles perturbés créent des difficultés à s’endormir, de l’agitation, des réveils nocturnes, et/ou précoces. Ils ont pour conséquence un trouble de la vigilance diurne, une fatigue, une mauvaise humeur, etc. Les jeunes enfants (2 à 3 ans) qui ont des réveils nocturnes fréquents présentent des risques augmentés de développer à 5-6 ans des symptômes émotionnels et une inattention/hyperactivité.

Les réveils nocturnes peuvent être passagers ou installés. Ils sont très fréquemment liés au stress supporté au fil de la journée. Ils peuvent aussi survenir au moment d’un deuil, d’une séparation, d’un choc, d’une maladie ou d’un décalage horaire.

La pollution lumineuse est également responsable de bon nombre de troubles du sommeil. À l'échelle mondiale, on estime que 83 % de la population n'a jamais de nuit totalement noire, et le nombre de points de lumière artificielle continue de progresser de 2 % chaque année (en raison de l'utilisation massive des éclairages LED). En parallèle, les troubles du sommeil n'ont jamais été aussi répandus dans notre pays : 73 % des Français déclarent se réveiller au moins une fois par nuit, et 36 % affirment souffrir d'au moins un trouble du sommeil.

Éviter les réveils nocturnes

Réveils nocturnes : apprivoiser le sommeil

Simplement, se coucher tôt, à heure régulière, après avoir siroté une tisane sédative chaude, et aéré sa chambre, en veillant à ce que la température de votre chambre ne soit pas élevée (préférez une bouillotte si vous avez froid !).

Les mouvements et la sensation froide en se déshabillant, réveillent la personne qui met alors plus de temps pour s’endormir. Le sommeil arrive à l’instant où l’organisme se réchauffe. Cette élévation de température aide à l’endormissement.

Nourriture saine pour mieux dormir

Mangez avec gourmandise et appétit ! Une nourriture saine apaise : pensez à l’épeautre, le fenouil, les châtaignes, les amandes, l’avoine, les noix, et légumes en abondance, puis les fruits.

Il est reconnu maintenant que le thé noir est un anxiolytique plutôt qu’un excitant. Mangez léger le soir avec de la laitue et des graines de pavot qui favorisent le sommeil.

Sommeil : pratiquer une activité pour se détendre

Flânez, contemplez, marchez en forêt et dans les paysages, ou dans les parcs des villes, respirez à fond, pratiquez un sport que vous aimez, en plein air (mais surtout pas le soir), absorbez-vous dans une activité manuelle, ou bien lisez des poèmes et des livres avant de vous endormir.

Pour être détendu au moment du coucher, vous pouvez :

  • cuisiner pour vous ou vos amis ;
  • faire une sieste, prendre un bain tiède le soir ou une douche chaude le matin selon les conseils du dc Lemoine ;
  • écouter de la musique, dessiner des mandalas ;
  • cultiver des fleurs de toutes les couleurs sur le rebord de votre fenêtre ou dans votre jardin ;
  • caresser votre chat, bricoler, écrire…

Ces actes simples de la vie captent votre concentration, leur beauté vous offre de la douceur et une détente qui vous amène, la nuit, à un sommeil plus apaisé.

Réveils nocturnes : traitements naturels

Tentez de faire le vide en votre esprit, laissant partir les souvenirs, les émotions trop fortes, les images insistantes. Les méthodes rassérénantes sont maintenant très riches :

  • le yoga Nidra ou yoga du sommeil, chanter le son « ooom » ;
  • l’acupuncture, le do in, le shiatsu, le Qi gong ;
  • la méthode Vittoz ;
  • la sophrologie, la relaxation, la méditation ;
  • l’hypnose, l’auto-hypnose...

Homéopathie et réveils nocturnes

Pour des réveils nocturnes chroniques, seule une consultation chez un médecin homéopathe va pouvoir rééquilibrer votre terrain avec des remèdes ayant une polarité psychique et nerveuse. En attendant, tentez :

  • Nux vomica, le médicament des personnes débordées et sédentaires, qui ont de grandes responsabilités, et qui consomment trop d’excitants (alcool, café, tabac). Prenez nux vomica 9CH, voire 15CH, 5 granules un peu avant de vous coucher.
  • Coffea tosta : d’après le « raisonnement de similitude », le café crée des insomnies, et pour cela, il est indiqué en cas d’énervements, d’idées obsédantes, d’absence de sommeil absolue malgré l’asthénie (fatigue). Prenez 5 granules en vous couchant en 9CH, voire 15CH.
  • Passiflora est un végétal dont les bienfaits phytothérapeuthiques sédatifs sont reconnus. Entre infusion et tranquillisant, il agit directement, contrairement aux remèdes homéopathiques. Prenez 20 gouttes le soir en vous couchant sous forme de teinture mère (TM), ou passiflora composé. Attention les teintures mères contiennent de l’alcool.
  • Kalium phosphoricum correspond à une personne « trop fatiguée pour dormir », qui n’est énervée que la nuit et qui somnole la journée. Elle perd la mémoire, éprouve des difficultés intellectuelles et perd son tonus. L’adolescent, débordé par ses études, correspond à ce profil. Prenez 5 granules en 9CH, ou 15CH si besoin.

Phytothérapie pour éviter les réveils nocturnes

Les plantes vont agir plus lentement (de 15 jours à un mois), mais avec moins d’effets secondaires que des molécules chimiques de synthèse. Demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien avant toute prise.

Pour les réveils nocturnes causés par l’angoisse :

  • Rhodiole est la plante pour l’anxiété.
  • L’aubépine apaise les palpitations. Sa « floraison neigeuse, célébrée par les poètes de la Renaissance, symbolise à elle seule le printemps ». Parce qu’elle possède une activité calmante sur le système nerveux central, l’aubépine atténue les problèmes de nervosité, et prévient les troubles du sommeil.
  • La mélisse préserve le sommeil. Par ses bienfaits, elle dissipe les gênes de la digestion qui sont d’origine nerveuse.
  • La passiflore ou « la passion de la tranquillité », présente une action sédative et anxiolytique depuis le XIXe siècle. Elle apaise, calme, détend les muscles.
  • Le guarana permet d’éviter la somatisation.
  • L’eschscholtzia, ou pavot de Californie et la valériane diminuent « la peur du vide ». Leur association est très bonne. Le pavot de Californie, a des vertus proches de celles du pavot et du coquelicot : il calme les spasmes, apporte la détente nerveuse et musculaire pendant la nuit. Il est utilisé spécifiquement en cas de réveils nocturnes.
  • La valériane est estimée comme un très bon tranquillisant végétal. Les princes de la Renaissance la glissaient dans l’étoffe de leur drap. Le naturaliste Pline l’Ancien l’utilisait comme décontractant.
  • Le tilleul, « bel arbre tout en tendresse », est « le plus populaire des calmants », et sa tisane du soir est un réel rituel.
  • Le vin de persil d’Hildegarde de Bingen : faites bouillir 10 brins de persil avec deux cuillères à soupe de vinaigre de vin dans un litre de vin bio pendant 5 minutes, puis ajoutez 80 g de miel. Laissez encore bouillir 5 minutes. Filtrez, écumez. Buvez ce vin le soir.

Réveils nocturnes : penser à l’aromathérapie

Le rituel des huiles essentielles au coucher apaise, détend, rassure par son action sur l’induction du sommeil. Utilisez ces huiles jusqu'à l'amélioration, pendant plusieurs jours, et même plusieurs semaines.

Prenez un bain aux essences de lavande ou frictionnez, massez le bas de votre dos, l’intérieur de vos poignets (avec deux gouttes d’huile essentielle), et votre plexus solaire (à l’aide d’une goutte) avec de la camomille noble. Respirez vos poignets. Vous pouvez aussi réaliser un mélange avec de la marjolaine et de la mandarine.

Les huiles essentielles sont contre-indiquées chez la femme enceinte ou qui allaite, ainsi que chez l’enfant de moins de 12 ans.